Le Coronavirus et L'Eglise

Directives diocésaines 
pour la célébration de funérailles

Directives diocésaines
pour la célébration de funérailles
en temps de déconfinement partiel
à partir de ce 18 mai 2020

Ce 13 mai 2020 le Conseil national de Sécurité décidait : « En ce qui concerne les mariages et les enterrements, il sera possible d’accueillir maximum trente personnes lors des cérémonies à partir du 18 mai, sous certaines conditions dont le respect des distances de sécurité. Il ne sera par contre pas permis d’organiser une réception après la cérémonie. »
Le 15 mai suivant, le gouverneur de la province de Liège, après avoir évoqué les questions relatives au funérarium (articles 1-3), précisait dans son arrêté (article 4) : « Un maximum de trente personnes est autorisé à participer aux funérailles d’un défunt, à partir de sa sortie du funérarium, jusqu’à l’inhumation ou la crémation. (...) Il est par ailleurs fortement recommandé de limiter les cérémonies dans le temps afin de pouvoir les organiser dans les conditions du présent article et au bénéfice de tous. Pour l’application du présent paragraphe, le nombre de trente personnes s’entend comme un maximum absolu, pour peu que les mesures de distanciation sociale puissent être respectées, que l’on soit dans un lieu clos ou extérieur. »
Il est donc permis de célébrer à nouveau des liturgies de funérailles dans nos églises, sous conditions. Le présent document entend donner un certain nombre de directives, ecommandations ou conseils pour une bonne organisation de ces célébrations dans le respect des règles en vigueur dans notre pays en voie de déconfinement. Nombre des éléments repris ici anticipent vraisemblablement le protocole qui accompagnera plus tard – bientôt nous l’espérons tous – l’autorisation de célébrer à nouveau les liturgies dominicales en nos églises.

Le lieu et son aménagement

Les églises destinées à accueillir la célébration de funérailles seront aménagées de manière à ne pouvoir accueillir qu’un maximum de 30 personnes. Une superficie de 10 m2 est obligatoire par personne ; les chaises seront placées à 1,5 m de distance chacune et ce, dans toutes les directions.
Les églises trop petites pour ce faire ne pourront accueillir qu’un nombre moindre de participants, en fonction de la superficie totale.

Là où c’est possible il semble préférable de retirer toutes les chaises supplémentaires, plutôt que d’en interdire certaines. Il est clair que la situation est différente lorsque l’église est pourvue de bancs : il faut alors clairement marquer les emplacements autorisés.
Il est permis pour des personnes habitant sous le même toit de se tenir plus proches les unes des autres. On rapprochera alors les chaises lors de l’installation de l’assemblée. On prévoira en outre de désinfecter les sièges après chaque célébration. Peut-être est-il judicieux dans chaque Unité pastorale, provisoirement au moins, de choisir l’une ou l’autre église que l’on aménagera soigneusement pour accueillir les funérailles : cela permettra de mettre en œuvre toutes les consignes, de se concerter avec les différents intervenants pour « roder » une manière de faire qui risque de se prolonger dans le temps. On organisera de préférence, là où c’est possible, un sens de circulation avec une porte d’entrée et une de sortie.
Les célébrations à l’extérieur peuvent être encore proposées : on peut continuer à célébrer un temps de prière au cimetière, avec là aussi un nombre de 30 personnes maximum et en gardant la distanciation requise.
Pour ce sujet comme pour d’autres, une collaboration constructive avec les entrepreneurs de Pompes funèbres est nécessaire. Il va de soi qu’un échange avec les familles sur ces sujets de lieu et d’organisation est plus que souhaitable, tout autant qu’un dialogue pastoral à propos du défunt, du deuil et des composantes de la célébration.

L’accueil

On prévoira (de préférence en plus de l’éventuel sacristain) une personne responsable de l’accueil, du bon déroulement général et du respect des résentes consignes ; on évitera que chacun doive ouvrir lui-même la porte pour entrer ou sortir ; soit on laisse celle-ci grande ouverte, soit le « portier » ouvre et ferme pour chacun. Ce responsable de l’accueil portera un masque.
A l’entrée, du gel hydro-alcoolique sera disponible ; on invitera chacun à se désinfecter les mains en entrant.
Les bénitiers seront vides et/ou condamnés.
On aura ôté les livrets de chants, carnets de messe, livrets de prière, dépliants et feuillets paroissiaux habituellement disponibles à l’entrée. Si on le juge utile, un feuillet imprimé à usage unique sera distribué (avec gants) ou déposé à l’avance sur les chaises. Ces feuillets seront emportés ou jetés et détruits avec précaution.

Le port du masque est fortement conseillé en cours de célébration ; le célébrant, lui, pourra parler sans masque à condition de se tenir à bonne distance de l’assemblée. Il le portera en revanche s’il accueille la famille à l’entrée ou la raccompagne à la fin.
On évitera que les gens ne demeurent dans l’église avant et après la célébration. Si le bâtiment est habituellement fermé, on ne l’ouvrira qu’à la dernière minute et le refermera sitôt après. On tentera d’éviter des attroupements devant l’église après la célébration.

La célébration

La célébration des funérailles comportera la Liturgie de la Parole suivie du Dernier adieu ; l’eucharistie n’est pas autorisée ; on ne distribuera pas non plus la communion à partir des espèces consacrées contenues au tabernacle.
Les funérailles sont présidées par un prêtre, un diacre ou deux laïcs dûment mandatés. Selon la pratique de notre diocèse, on favorisera la célébration en duo, même lorsqu’un ministre ordonné est présent. On veillera là encore au respect de la distanciation.
Pour éviter d’allonger les choses ainsi que le demande le gouverneur, on évitera les trop longues prises de parole (homélie, témoignages) ; on limitera le nombre de musique ou chansons à écouter ; en revanche on veillera à bien honorer le rituel et ses gestes : allumage des cierges, encensement, aspersion...
On évitera que plusieurs personnes ne manipulent le même objet (lectionnaire, encensoir, micro, lecteur de CD, ...) ; si nécessaire on portera des gants.
L’allumage des cierges autour du cercueil est réservé au seul célébrant.
Très propagateur de virus, le chant de l’assemblée sera limité et contenu. Il est préférable de ne pas prévoir de chorale ; un chantre peut être utile aux côtés de l’éventuel organiste (en respectant la distanciation, bien entendu !).
La procession d’hommage se fera sans toucher le cercueil et sans transmission d’un goupillon de personne en personne ; le célébrant seul bénit le corps avec l’eau baptismale.
On demandera, dans le défilé, à respecter scrupuleusement la distance d’un mètre cinquante. Un marquage au sol pourrait y aider... On montera par l’allée centrale et regagnera sa place par les allées latérales. On évitera, pour la célébration des funérailles, les églises où ce dispositif n’est pas possible.
S’il y a distribution d’images-souvenirs, on le fera avec des gants. Il n’y aura pas d’échange de condoléances à l’église.

Le casuel ordinaire de 200 € peut être à nouveau demandé pour la célébration à l’église. La crise sociale engendrée par la pandémie requiert sans doute de nous plus de souplesse quant à la perception de cette somme. La prière au cimetière reste, elle, gratuite.

Conclusion

J’invite chacun à respecter ces consignes, pour le bien de tous. Les consignes sur le lieu et sur l’accueil seront valables aussi pour les autres célébrations, une fois que leur reprise sera permise. Ces normes nous aident donc à préparer aussi les futures célébrations, en particulier l’eucharistie dominicale. Je remercie ceux et celles qui ont pris la peine de préparer ces dispositifs ; et je remercie plus encore tous ceux qui les mettront en œuvre sur le terrain. Je recommande que ceci se fasse avec la sérénité nécessaire, avec le sourire et le sens de l’accueil, afin de ne pas alourdir davantage les moments difficiles que traverse une famille en deuil.
Ces pas vers une reprise des célébrations nous encouragent à vivre avec cœur nos moments de prière actuels dans le confinement et les moments futurs dans le déconfinement. En étant privé des offices, des fêtes, des sacrements et de la vie fraternelle « présentielle », nous saisissons mieux l’importance de ces rencontres que nous vivions parfois comme une banalité ou une obligation. La valeur réelle de la prière communautaire nous apparaît mieux aujourd’hui et nous invite à nous préparer à sa reprise avec cœur et espérance. Le monde de demain sera différent, mais il nous offrira des expériences
nouvelles. Comme disait Jacques Maritain, « décidons de faire confiance à l’inconnu », car Dieu nous précède dans l’inconnu de demain et il est lui-même cet Inconnu que nous rencontrons sur le chemin de la vie !

Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

Informations confirmations

Liège, 5 mai 2020

Cher(e) ami(e),

Dans quelques jours, nous aurions dû nous rencontrer pour préparer ensemble la célébration des confirmations prévues à la Cathédrale lors de la fête de Pentecôte. Vous l’aurez deviné ni la soirée de rencontre (ce 8 mai) ni la journée de récollection (ce 17 mai) n’auront lieu. De plus, à l’heure qu’il est, il y a gros à parier que la célébration de la Pentecôte du 31 mai, si elle est permise par les autorités civiles (ce qui n’est pas garanti !), sera encore marquée par des mesures de confinement partiel qui empêcheraient de vivre ce moment avec la solennité requise, entourés de la communauté chrétienne, de vos familles et de vos amis.

La perspective de votre confirmation est donc reportée. A quand ? Sous quelles modalités ? Dans quel cadre ? Nul ne peut le dire pour le moment. Cela dépendra, évidemment, de l’évolution de la pandémie et des règles imposées à notre société et à notre Église touchant jusqu’au cœur ce qui nous fait chrétiens : la joie de nous rassembler pour fêter le Christ présent, selon sa promesse, à chaque instant de nos vies de femmes et d’hommes, moments de peine comme de détresse.

Ce qui est sûr, c’est que nous continuerons à penser à vous et que nous vous recontacterons dès qu’il est possible de vous donner des indications plus précises sur la suite des événements…

D’ici là, nous vous engageons à continuer votre chemin à la découverte du Christ dans l’attente du don de son Esprit, force pour nos routes. Le jour de la Pentecôte notamment, ayez à cœur de prier, plus intensément que jamais peut-être, pour que ce feu de Dieu embrase vos vies et fasse de vous des témoins d’amour et d’espérance en ce monde qui en manque tant. La prière ci-dessous peut vous y aider, ainsi que les lectures proposées par la liturgie pour ce jour (voir www.aelf.org/bible). N’hésitez pas à faire appel à celui qui vous a accompagné jusqu’ici dans votre démarche pour vous aider encore dans cette « prolongation » qui s’impose à tous. Enfin internet offre de multiples ressources à qui veut approfondir sa relation au Christ dans la foi.


Prenez soin de vous ! De vos corps et de vos cœurs !
En communion d’amitié fraternelle et de foi,

L’équipe « Confirmations adultes »

Sr Jean-Baptiste, osb
Michel Uyttendael
Martine Lewis
Olivier Windels, vicaire épiscopal

Communiqué de presse


Communiqué de presse : 
 
« Je te protège, tu me protèges » 
 
L’Église catholique soutient #ActionNationaledeCouture 
 
Maintenant que nous nous avançons tout doucement vers la sortie du confinement imposé par la pandémie de coronavirus, le port de masques buccaux dans l'espace public devient essentiel. 
 
Aujourd'hui, lundi 27 avril, débute l'#ActionNationaledeCouture qui doit mobiliser toute la Belgique pour fabriquer ses propres masques buccaux. Plusieurs initiatives citoyennes unissent leurs forces. L'initiative est coordonnée avec le SPF Santé publique. L'action vise la confection en une semaine et par le plus grand nombre de bénévoles, d’au moins 100 000 masques buccaux de sécurité selon les modèles proposés sur www.faitesvotremasquebuccal.be.

Les masques seront ensuite distribués gratuitement. 
 
Les églises et les salles paroissiales comme points de collecte 
 
Les Évêques belges soutiennent chaudement cette initiative bénévole. Ils proposent là où c’est possible et après accord des autorités locales, de mettre à disposition les églises ou les salles paroissiales comme points de collecte de ces masques buccaux. 
 
Ceux qui souhaitent participer peuvent en informer l'organisation en remplissant le formulaire à l’adresse suivante : 
https://docs.google.com/forms/d/1EqoaDPue8JINakMLF_ZsbnirjnHM3wbX5TrAU0Rpj0s/viewform?edit_requested=true#responses.
On y trouve l’encadrement nécessaire. 

 
Les responsables pastoraux peuvent remettre les masques collectés au Gouvernement pour distribution ultérieure, ou s'occuper eux-mêmes de la distribution. Tout cela, bien sûr, toujours dans le respect des règles de sécurité dans le cadre de la protection contre le coronavirus. 
 
Rendez-vous sur https://mailchi.mp/c886b89f0742/faitesvotremasquebuccalbe-lance-lactionnationaledecouture où vous trouverez toutes les autres informations pratiques. 


Dans une interview à l’occasion de la crise du coronavirus, le Pape François a souligné le 8 mars dernier que notre trésor réside dans les petites choses : Les petits gestes de tendresse, d'affection et de compassion risquent de se perdre dans l'anonymat de la vie quotidienne, alors qu'ils sont cruciaux et essentiels. Ces détails de la vie quotidienne donnent un sens à la vie. Ils tissent un lien et une communication entre nous. 
Cette action en est une très belle illustration. Concrétisons ensemble ce message : Je te protège, tu me protèges. 
 
SIPI – Bruxelles, lundi 27 avril 2020 

Arrêté ministériel du 17 avril 2020

Message de l’évêque de Liège et Arrêté ministériel du 17 avril 2020

Chers Confrères prêtres et diacres,
Chers Acteurs pastoraux, 

Permettez-moi  de  vous  souhaiter  un  bon  dimanche  de  ‘Pâques  closes’  ou  Dimanche  de  la Miséricorde.  Après  avoir  fêté  Pâques  et  la  semaine  sainte  de  manière  confinée,  nous constatons  que  nous  devrons  prolonger  encore  longtemps  d’une  façon  ou  d’une  autre  le confinement et retourner très lentement à une pratique religieuse normale. 
Les  évêques  y  sont  attentifs  et  notre  conseil  épiscopal  de  Liège,  également.  Le  Conseil national  de sécurité prévu le 24 avril nous aidera à  y voir plus  clair, pour programmer les suppressions  d’activités  prévues  et  trouver  des  alternatives  réalisables.  Entretemps,  j’invite chacun à la patience, afin de diffuser dans notre monde l’amour miséricordieux que Dieu nous témoigne. 
C’est  particulièrement  vrai  pour  les  familles  touchées  par  le  deuil  d’un  des  leurs,  pour  les personnes vivant ou travaillant dans les maisons de repos, pour les prêtres et acteurs pastoraux qui accompagnent les familles en deuil et célèbrent les funérailles en groupe restreint, pour les aumôniers  d’hôpital  et  leurs  équipes,  pour  les  soignants  à  tous  les  niveaux,  pour  ceux  qui s’engagent dans un métier à risque. Gardons bien en tête les consignes de sécurité, habituons-nous au port du masque quand cela est nécessaire, et surtout gardons en notre cœur la foi au Christ ressuscité, présent malgré les apparences : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (Jean 20, 29). 
Vous  trouverez  ci-dessous  les  dernières  normes  ministérielles  concernant  les  célébrations religieuses. 

En union de prière, 

Jean-Pierre Delville 

Arrêté ministériel du 17 avril 

L’Arrêté ministériel du 17 avril 2020 ajoute un article à l’Arrêté ministériel du 3 avril 2020 en ce qui concerne les cultes. 

L’article  5,  6°  qui  prévoit  l’interdiction  « des  activités  des  cérémonies  religieuses »  est précisé en ce sens que sont autorisés

  • Les cérémonies funéraires mais uniquement en présence de 15 personnes maximum avec le maintien d’une distance d’1,5m entre chaque personne et sans exposition du corps.
  • Les  mariages  civils  mais  uniquement  en  présence  des  conjoints,  des  témoins  et  de l’officier d’état civil.
  • Les mariages religieux mais uniquement en présence des conjoints, des témoins et du ministre du culte (AM 3/4/2020).
  • Les cérémonies religieuses enregistrées dans le but d’une diffusion par tous les canaux  disponibles  et  qui  ont  lieu  uniquement  en présence  de  dix  personnes maximum, en ce comprises les personnes en charge dudit enregistrement, avec le maintien d’une distance d’1,5 mètre entre chaque personne, et pour autant que le lieu de culte reste fermé au public pendant l’enregistrement (AM 17/4/2020). 


Message aux personnes âgées du diocèse

MESSAGE AUX PERSONNES ÂGÉES DU DIOCÈSE DE LIÈGE POUR LA FÊTE DE PÂQUES :  

AIDEZ-NOUS À CONSTRUIRE UN MONDE MEILLEUR ! 

Télécharger le message

Chers Frères et Sœurs ainés, 
 
Recevez mes meilleurs vœux de bonne fête de Pâques !  
Oui, Pâques est arrivé ! Les cerisiers sont en fleurs ! C’est le printemps ! Un jour, viendront les fruits ! C’est le triomphe de la vie ! Recevez ce brin de fleur de cerisier comme cadeau de Pâques ! 
 
Pourtant le carême a été très éprouvant. Les quarante jours de carême sont devenus des  jours  de  quarantaine,  d’isolement  et  de  mise  à  l’écart.  Vous  l’avez  vécu durement, que vous soyez dans votre maison ou en maison de repos. Les visites sont interdites ! Finis les sourires des visiteurs et les petits bisous échangés. On se sent abandonné.  

 
Et puis, il y a cette menace invisible du coronavirus. On doit se protéger contre les contacts, on a peur de rencontrer quelqu’un. Le personnel soignant doit se dévouer plus  que  d’habitude.  Enfin  certains  d’entre  vous  ont  attrapé  la  maladie.  Ils  en souffrent, ils sont parfois hospitalisés ; certains sont décédés, peut-être dans votre entourage. Tout cela nous met le moral à plat.  


Je comprends que vous ayez peur. Mais ne laissons pas la peur gagner et prendre le contrôle de notre vie intérieure et spirituelle. Lors de la Prière en temps d’épidémie sur  le  parvis  de  la  basilique  Saint-Pierre,  le  27  mars  2020,  le  pape  François, commentant le passage d’évangile de la tempête sur le lac, l’a répété : « N’ayez pas peur » (Mt 28,5).  
 
Donc, ne vous laissez pas abattre ! Il faut aussi résister à l’épidémie ! Pour cela, il faut continuer à montrer de la tendresse et de l’amitié à ceux qu’on peut rencontrer. Vous pouvez prier pour ceux qui vous soignent et qui vous entourent, pour ceux de votre famille et ceux qui vous rendent visite amicalement ou qui trouvent un autre moyen pour vous témoigner leur attention, par un coup de fil, un courrier, un SMS, un message. La prière ouvre la porte à l’action de Dieu dans les cœurs. Elle nous unit dans une communion invisible. 
 
Jésus ressuscité avait dit aux femmes qui visitaient son tombeau (Mt 28,10) : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » Donc Jésus annonce qu’il retrouvera ses disciples en Galilée, là où il avait passé sa jeunesse et commencé sa mission.  
 
Alors,  nous  aussi,  découvrons  Jésus  vivant  dans  nos  Galilée  d’ici :  l’Ardenne,  la Hesbaye, le Condroz, Ostbelgien, le Pays de Herve, Liège, Verviers, Huy et toutes nos villes. Jésus nous retrouve au cœur de notre vie quotidienne, à la lumière de toute notre histoire personnelle, depuis notre jeunesse jusqu’aujourd’hui. Les disciples de Jésus  ont  donc  retrouvé  Jésus  en  Galilée  et  il  leur  a  dit :  « Allez !  De  toutes  les nations, faites des disciples (…). Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,19).   
 
Oui,  chers  Frères  et  Sœurs  aînés,  Jésus  est  avec  vous  tous  les  jours !  Sa  vie  se communique à nous. Car pour Jésus, chaque vie a sa valeur. Chacun de vous compte à ses yeux. La faiblesse et la fragilité sont aussi des atouts : car elles incitent à la solidarité et à l’amour. Vous qui avez une grande expérience, partagez-la autour de vous et témoignez de votre foi ! Les jeunes ont besoin de votre présence. Vous avez une sagesse de vie : elle nous aidera à construire le monde de demain après cette crise du coronavirus. C’est pourquoi, je prie pour chacun d’entre vous ! Je pense à chacun de vous, même si je ne vous connais pas personnellement ! Recevez la joie de Pâques ! Recevez la foi en la vie, qui est plus forte que la mort.  

 
Aidez-nous à construire un monde meilleur !  


Liège, 8 avril 2020 
Jean-Pierre Delville, 
Évêque de Liège 


Report Confirmations et premières Communions

M. les Abbés, Mmes et MM. les Catéchistes,

Vous trouverez ci-joint le communiqué des évêques de Belgique, concernant le report des confirmations et des premières communions.

Communiqué à télécharger

Il s'applique aussi au diocèse de Liège, y compris pour les célébrations de profession de foi, qui ne sont pas mentionnées dans le document.
Les différentes célébrations de premières communion, de professions de foi et de confirmations, prévues entre Pâques et Pentecôte, doivent être reprogrammées à l'année scolaire prochaine, c’est-à-dire à partir de septembre 2020.
Pour les confirmations, toute décision, concernant le choix d’une nouvelle date, sera prise, en accord avec l'évêché, après les mesures de confinement, compte tenu des conditions qui nous seront imposées.
Merci d'avance de prendre les mesures pour prévoir progressivement des dates alternatives.

Cordialement.
Carmelina Volpe et Marc Dahm (pour la traduction en allemand) 

Veilleur, où donc en est la nuit ?

Message de carême, en ce temps de crise sanitaire
Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

Chers Frères et Sœurs,


« Veilleur, où en est la nuit ? Veilleur, où donc en est la nuit ? » Telle est la voix que le prophète Isaïe a entendue autrefois, en période de détresse (Is 21,11-17). Elle retentit aussi à nos oreilles. Combien de temps notre crise sanitaire va-t-elle durer ? Nous venons tous les jours aux nouvelles. Comme au temps d’Isaïe : « Le veilleur répond : ‘Le matin vient, et puis encore la nuit… Si vous voulez des nouvelles, interrogez, revenez’. » Alors le prophète invite à la solidarité : « Allez à la rencontre de l’assoiffé, portez-lui de l’eau, accueillez le fugitif avec du pain ». Et il prophétise la victoire sur l’ennemi : il ouvre la voie à l’espérance.

Nous aussi nous vivons une nuit, malgré le beau soleil du printemps. Le raz-de-marée mondial de l’épidémie de Coronavirus envahit notre quotidien et nos médias. Que reste-t-il de notre vie et de nos projets ? Que faisons-nous de nos journées, seuls ou en famille ? Comment nous organiser à nouveaux frais, face aux difficultés de déplacement et face au chômage professionnel ? Comment vivre la Semaine Sainte et le temps pascal dans ces circonstances ?

La peur de l’ennemi invisible

D’abord, on est frappé par la peur : la peur pour soi-même et sa santé ; la peur pour les autres et pour nos proches ; puis la peur des autres, qui pourraient nous contaminer ; et la peur pour notre avenir dans cette situation de paralysie sociale. Chacun est frappé d’une façon ou d’une autre : dans son travail, dans sa maison, dans sa santé, dans son moral, dans ses relations. Le virus est arrivé, c’est un ennemi invisible et nous cherchons à nous protéger. Nous sommes plus isolés que d’habitude et devons nous débrouiller pour beaucoup de choses ; nous devons aussi prendre des décisions, nous devons nous organiser, nous devons nous donner des consignes pour changer notre style de vie. On dirait que l’histoire s’est arrêtée et qu’il n’y a plus qu’une seule info sur les médias : le coronavirus. Les projets sont mis en veilleuse et rangés au fond des tiroirs. Les rendez-vous qui scandaient le cours du temps sont supprimés, les réunions sont reportées. Le risque est alors de nous replier sur nous-mêmes et sur nos problèmes, sur notre santé et sur nos proches.

Le besoin de solidarité

Pourtant, si le coronavirus nous a appris une chose, c’est à nous rapprocher affectivement les uns des autres. En étant séparés physiquement, nous découvrons que nous sommes appelés à être proches humainement. Nous découvrons de nouveaux moyens techniques pour nous contacter. Nous sommes dans l’action de grâces et l’admiration pour nos soignants et nos gouvernants. Nous ressentons mieux la nécessité du rapport écologique à la création. Nous nous sentons plus proches de tous ceux qui souffrent dans le monde. Nous découvrons notre destin commun. Jamais plus, le monde ne sera comme avant. Il devra être plus solidaire.
Une deuxième chose que nous avons découverte, c’est notre fragilité : il suffit d’un petit virus pour que toute la société soit arrêtée et se trouve en grave crise économique et sociale. Tous sont touchés, du plus pauvre au plus puissant. Subitement, les scènes de détresse ne sont plus l’apanage des pays pauvres, mais aussi des pays riches. Cette crise nous pousse à redécouvrir nos vraies valeurs : le sens de la relation sociale, le sens de la sobriété, le sens de la spiritualité et de la foi.


Jésus face à la mort de son ami Lazare

Dans l’évangile de ce 5 e dimanche de carême, 29 mars 2020, nous découvrons Jésus qui pleure près de son ami Lazare, décédé inopinément (Jn 11,1-45). Jésus encaisse la souffrance due à la mort de son ami et à la tristesse de ses sœurs. Cela nous fait penser à ceux qui sont décédés récemment, du coronavirus ou d’une autre affection. Nous les portons dans notre
cœur, à commencer par l’abbé Lech Walaszczik, curé de Chênée-Angleur-Vennes, décédé d’un infarctus, qui était aimé de tous. C’est après avoir traversé cette épreuve de confrontation à la mort que Jésus rendra la vie à Lazare. La résurrection a nécessité une incubation. Ainsi la souffrance due au coronavirus est-elle pour nous un temps d’incubation spirituelle, un temps de recueillement, qui nous donnera des énergies vitales pour construire le futur. Il nous concentre sur notre propre énergie spirituelle pour que celle-ci nous permette de réagir, de survivre et de nous engager de manière renouvelée. Ainsi nous vivrons notre Pâques comme une vraie mort à nous-mêmes et à notre orgueil, pour recevoir du Christ la vie véritable, qui a une valeur éternelle.

S’engager pour les pauvres

N’oublions pas ceux qui souffrent plus que nous, en particulier ceux d’Haïti, à qui nous consacrons notre carême de partage ! Entraide et Fraternité, l’ONG de solidarité de l’Église catholique, a centré son attention sur la situation en Haïti. Cette île très pauvre, frappée par un terrible tremblement de terre il y a dix ans, n’a pas encore pu être reconstruite ; sa cathédrale à moitié détruite est devenue un symbole de pauvreté, mais aussi de foi ! Des groupements dynamiques relancent l’agriculture dans le respect de la nature et de l’écologie. Ce sont des associations porteuses d’avenir que nous voulons aider durant ce carême de partage. Pour un euro que vous donnerez, la population locale en recevra cinq via le projet qui a été reconnu par les autorités belges. Donc, ne négligez pas la collecte du carême de partage, le dimanche des Rameaux : faites un don par virement bancaire au compte BE68 0000 0000 3434 d’Entraide et Fraternité, 32 rue du Gouvernement Provisoire, 1000 Bruxelles, avec la mention « 6573 Carême de partage » ou sur le site internet www.entraide.be/don.


Consignes de prière

Ce vendredi 27 mars à 18 h, le pape François nous convie à une prière œcuménique en
mondovision ! Associez-vous à cette prière par votre TV et vos autre médias.

Dès ce samedi 28 mars, vous trouverez sur le site du vicariat Annoncer l’évangile (https://annoncerlevangile.be), trois propositions de prière à domicile pour les jeudi saint, vendredi saint et samedi saint, dans une version avec enfants et dans une version pour adultes seuls. Diffusez-les et utilisez-les !

Pendant les jours de la Semaine Sainte, les églises demeurées ouvertes peuvent être décorées d’une façon qui évoque la liturgie du jour, avec des fleurs, des textes et des objets symboliques.


Dimanche des Rameaux et de passion, 5 avril, conformément au document de la Conférence épiscopale envoyé ce lundi 23 mars à 16.46 h. par e-mail, il faut éviter toute célébration publique. Mais les rameaux cueillis par les fidèles et apportés dans leurs maisons seront considérés comme bénis, par association spirituelle aux offices célébrés en privé et diffusés par les médias. Les rameaux bénis par les prêtres dans les célébrations privées ne pourront être disponibles qu’après le confinement.

La messe chrismale prévue pour le 8 avril est reportée à une date ultérieure.

N’oubliez pas de vous associer aux applaudissements des gens en remerciement au personnel soignant tous les soirs à 20 h. Les cloches des églises peuvent sonner à ce moment, c’est encourageant pour tous.

Les mariages reportés à date ultérieure pourront être programmés mêmes les dimanches et jours de fête, à titre exceptionnel.

Les funérailles doivent se dérouler en plein air, même dans des endroits différents des cimetières, mais avec quinze personnes maximum et en tenant les distances voulues.

Vu ces circonstances et en concertation avec les autres diocèses wallons, je vous prie de ne plus demander d’offrande de casuel à l’occasion de funérailles. Les fidèles sont évidemment libres de faire spontanément un don, qui dans ce cas reviendra à l’ASBL d’Unité Pastorale, ou, à son défaut, à la caisse d'UP, moyennant le défraiement de frais éventuels.

Concernant la transmission des comptes de Conseil de fabrique, ceux-ci peuvent être envoyés au Vicariat du temporel (Service des fabriques d’église) par la poste, soit être déposés à l’accueil du bâtiment « Espace Prémontrés »  (40, rue des Prémontrés). Si aucune de ces deux voies n’est possible, pour des raison de santé, de sécurité, ou de confinement, un fabricien peut envoyer un mail au Vicaire épiscopal (e.debeukelaer@catho.be) expliquant cela. Dans ce cas, l’étude des comptes attendra le moment propice.

La diffusion des offices liturgiques par les moyens de communications divers est valorisée et conseillée (RCF, YouTube, Facebook, KTO, etc.). RCF (sur FM 93.8) diffuse en semaine la célébration de la messe à 19 h. Celle du vendredi est une célébration œcuménique. Celle du vendredi 3 avril sera interreligieuse et sera assurée par le rabbin Joshuah NEJMAN, l’iman
Franck HENSCH
et moi-même. Le samedi à 17 h. a lieu l’eucharistie dominicale.

Le message d’espérance

« Écoutez la voix des guetteurs : ils élèvent la voix, tous ensemble ils crient de joie car, de leurs propres yeux, ils voient le Seigneur qui revient à Sion » (Is 52,8).

Le mal n’aura pas le dernier mot, la peur ne triomphera pas, l’amour l’emportera.

Comme nous le disons à chaque eucharistie :


Délivre-nous de tout mal, Seigneur,
et donne la paix à notre temps ;
par ta miséricorde, libère-nous du péché,
rassure-nous devant les épreuves
en cette vie où nous espérons
le bonheur que tu promets
et l’avènement de Jésus Christ,
notre Sauveur.


Bonne fin de carême à tous !

Liège, 26 mars 2020

Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

Informations Semaine Sainte

Semaine Sainte : toutes les célébrations religieuses publiques sont annulées
Directives des évêques de Belgique

 
La propagation du coronavirus contraint toutes les autorités et institutions publiques de notre pays à une extrême prudence. L'Église veut, elle aussi, endiguer la propagation de ce virus. Les évêques de Belgique ont dès lors décidé de prolonger la suspension de toutes les célébrations religieuses publiques et ce jusqu'au 19 avril inclus. Ces dernières reprendront lorsque les autorités tant civiles et qu’ecclésiastiques l’auront autorisé. Les évêques prennent ces mesures conformément aux adaptations possibles pour la célébration du temps pascal, telles que le Pape François les a proposées et données en exemple.
 
Tous les services liturgiques de la Semaine Sainte (5-12 avril 2020) sont suspendus. Chaque évêque peut établir une exception pour quelques lieux afin que les fidèles puissent suivre ces services à la radio, à la télévision ou en livestream. Seuls les collaborateurs nécessaires pour l’enregistrement de la célébration pourront se trouver dans l'église. Ils respecteront avec soin les règles de la ‘distance sociale’.
 
Cette suspension s'applique à toutes les églises et chapelles où se célèbre publiquement le culte, y compris les chapelles ou lieux de prière des monastères, des institutions catholiques ou des lieux de pèlerinage. Elle s'applique également aux communautés non-catholiques qui font usage des églises ou des chapelles catholiques. Les communautés contemplatives ou monastiques célèbreront la prière des heures et les offices de la Semaine Sainte en cercle fermé, sans hôtes, ni visiteurs.
 
L’information sur les services liturgiques diffusés à la radio, à la télévision ou en livestream pendant la Semaine Sainte sera disponible sur le site de Cathobel et de Kerknet ainsi que sur les sites diocésains ou vicariaux.
 
1. Dimanche des Rameaux
Bien qu'il n'y ait pas de célébrations publiques, quelques célébrations avec seulement quelques personnes sont prévues en vue des diffusions à la radio, à la télévision ou en livestream. Elles se dérouleront en cercle fermé et dans le respect de la distance de sécurité prescrite. Les rameaux bénits ne seront mis à disposition ni à l'intérieur ni à l'extérieur de l'église. Il y a pour cela une double raison. Une raison liturgique : ces rameaux font partie de la liturgie du dimanche des Rameaux. Une raison préventive : éviter tout rassemblement.

2. Messe chrismale
La bénédiction des Saintes Huiles et la consécration du Saint Chrême  (pour le baptême, la confirmation, l’ordination presbytérale et l'onction des malades) aura lieu en cercle fermé et sera présidée par l’évêque et quelques prêtres. Chaque évêque a également la possibilité de reporter la célébration de la messe chrismale jusqu'à l’autorisation de reprise des célébrations liturgiques publiques. Les Saintes Huiles seront distribuées après la pandémie selon les directives de chaque diocèse.
 
3. Jeudi Saint, Vendredi Saint, Veillée pascale et Pâques
Seules les célébrations avec quelques personnes en vue de leur diffusion à la radio, à la télévision ou en streaming pourront avoir lieu. Elles se dérouleront cercle fermé, dans le respect de la distance de sécurité prescrite.
En raison des mesures actuelles, le sacrement de réconciliation individuel ne pourra être conféré. Les évêques de Belgique autorisent les fidèles à reporter leur confession pascale à une date ultérieure. Ou, comme l'a récemment déclaré le Pape François au vu des circonstances exceptionnelles de cette année : Oui, il est possible de recevoir le pardon de Dieu sans prêtre. Si tu ne trouves pas de prêtre pour te confesser, parle avec Dieu, il est ton Père, et dis-lui la vérité : ‘Seigneur, j’ai commis le mal en ceci, en cela, …” Demande-lui pardon de tout ton cœur avec l’acte de contrition et promets-lui: “Je me confesserai plus tard, mais pardonne-moi maintenant”. Et tu reviendras immédiatement dans la grâce de Dieu.
Comment célébrer Pâques sans confession ni communion, ou ‘faire ses Pâques’ cette année ? En faisant ce qui est possible : prier à la maison, seul ou en famille ; lire et méditer les lectures et les prières prévues pour la Semaine Sainte ; suivre une célébration liturgique à la radio, à la télévision ou en livestream.

4. Baptêmes d’adultes
Cette année, les baptêmes d'adultes ne pourront avoir lieu ni la nuit, ni le jour de Pâques. Les évêques sont unis à tous ceux qui se préparent de longue date à leur baptême pour Pâques. Ils comprennent leur déception et leur demandent de la patience. Ils leur proposeront dès que possible une autre date ou une autre période pour leur baptême.

5. Baptêmes et mariages religieux
Tous les baptêmes et mariages religieux sont reportés jusqu’à ce que ces célébrations soient à nouveau possibles. Les évêques prennent cette décision difficile, tout en partageant la déception de tous ceux qui avaient préparé avec soin et attendaient intensément leur mariage ou le baptême de leur enfant.

6. Confirmations et premières communions
Les célébrations de la confirmation et de la première communion prévues jusqu’au 19 avril ne pourront malheureusement pas avoir lieu. C’est une décision grave dont nous mesurons pleinement l’impact pour les enfants et les jeunes concernés, pour leurs familles et pour la paroisse. En ce qui concerne les confirmations et premières communions prévues après le 19 avril, il est trop tôt en ce moment de prendre des décisions définitives. Les évêques communiqueront le plus tôt possible et dès que les mesures du gouvernement le permettront, les informations nécessaires.

7. Ouverture des églises
Sauf décision contraire de la commune, les églises restent ouvertes pour la prière individuelle et le recueillement quand c’est possible. L’église, en tant qu’espace public, est bien évidemment soumise aux mesures gouvernementales, dont la distance de sécurité.

8. Campagnes de Carême Entraide et Fraternité et Broederlijk Delen
Les campagnes annuelles de Carême des deux organisations liées à l’Eglise ne sont quant à elles pas suspendues. Seules les collectes ecclésiales en liquide ne pourront avoir lieu. Les évêques appellent les fidèles à poursuivre la solidarité avec les populations et les pays dans le besoin et à effectuer leur don annuel par virement bancaire. Pour Entraide et Fraternité (Miteinander Teilen) via le compte BE68 0000 0000 3434 et pour Broederlijk Delen via le compte BE12 0000 0000 9292.

9. Les cloches de remerciement et d’espérance
Les évêques s’associent à toutes les marques de gratitude et d’estime de la population envers ceux qui s’investissent dans la lutte contre le coronavirus : médecins, infirmières et infirmiers, services de police et d'urgence, décideurs politiques et leurs administrations. Les paroisses qui le souhaitent peuvent bien sûr s’associer à ceux qui applaudissent le soir les personnes engagées dans la lutte contre le coronavirus. Elles peuvent mettre par exemple une bougie devant la fenêtre ou faire sonner les cloches (de préférence les cloches de l’angélus à celles des fêtes).

10. Médias
Les diocèses restent autant que possible en contact avec l’ensemble des croyants, aussi bien au plan national qu’au plan diocésain, par le biais de messages vidéo ou en livestream. Vous trouverez les liens utiles et les aperçus sur les pages interdiocésaines et diocésaines de Cathobel ou de Kerknet.
La RTBF et la VRT essayent de poursuivre la diffusion, le dimanche, des célébrations eucharistiques à la radio et à la télévision. RCF, KTO, France 2, Radio Maria et NPO Nederland diffusent également des célébrations religieuses. 

Les évêques de Belgique
23 mars 2020


Funérailles - Clochers

Les funérailles religieuses uniquement en cercle très restreint
Compte tenu des nouvelles mesures édictées aujourd’hui par les autorités, les évêques belges rappellent que les funérailles religieuses ne peuvent momentanément avoir lieu qu’en cercle très restreint. Cela signifie que seuls quelques proches parents pourront être présents dans l’église et à une distance suffisante les uns des autres.
Il est toujours possible de se limiter à une prière d'adieu au cimetière. Également en cercle très restreint.
Lorsque la pandémie aura pris fin, des célébrations de commémoration seront organisées lorsque l’église est disponible, pour toutes les personnes décédées durant la période où les mesures restrictives sont d’application pour lutter contre la pandémie de Corona.
La conférence épiscopale de Belgique
Le 18 mars 2020
SIPI, Brüssel, am 18. März 2020

Clochers
L'église catholique sonne les cloches tous les dimanches jusqu'à la fin de la pandémie de Corona
Les évêques belges demandent qu'à partir du dimanche 22 mars prochain et jusqu'à la fin de la pandémie de Corona, toutes les églises catholiques de notre pays fassent sonner les cloches chaque dimanche de 9h55 à 10h. En cette période difficile, la communauté catholique de notre pays veut ainsi donner un signe d’encouragement en particulier aux malades et à tous ceux qui sont à leur service. C'est aussi un appel à la prière. Car si les chrétiens ne peuvent momentanément plus prier ensemble physiquement, la prière individuelle ou en famille reste possible. 

Communiqué de presse "CORONAVIRUS"



COMMUNIQUÉ DE PRESSE CORONAVIRUS
l’Église catholique de Belgique suspend toutes les célébrations publiques
 
En raison de l’expansion de l’épidémie du Coronavirus, les évêques de Belgique décident ce jour de suspendre toutes les célébrations liturgiques publiques dans notre pays. Cette décision est effective dès ce samedi 14 mars et restera en vigueur jusqu’au vendredi 3 avril 2020 au moins. Les baptêmes, mariages et funérailles pourront se dérouler en cercle restreint.
Pour les autres rencontres et réunions pastorales, la plus grande prudence sera demandée.
Les églises demeureront ouvertes pour la prière ou la méditation personnelle.
Les évêques appellent les croyants à vivre ce carême comme un temps de prière, de conversion, de partage fraternel, et d’une plus grande attention à autrui.
Les textes bibliques habituels de la liturgie continueront à inspirer individuellement ou en famille notre progression vers Pâques.
Les sites web de
Cathobel, Kerknet, KTO, RCF, Kerk en Leven, les célébrations en radio-tv, RTBF et VRT, les diffusions en live-streaming pourront y contribuer.
Les évêques expriment toute leur reconnaissance à tous ceux et celles qui mettent tout en œuvre pour arrêter l’extension du Covid19 et qui entourent de leurs meilleurs soins les personnes atteintes par la maladie.

Contact presse : Tommy Scholtes s.j., t.scholtes@interdio.be & GSM 0475 670 427

SIPI-Bruxelles, jeudi 12 mars 2020